Biographie

Marie Soubestre a été l’élève de Glenn Chambers au CNSMDP de 2009 à 2014. En 2016, elle a fait le choix d’entrer en doctorat d’interprète – un partenariat entre le CNSMDP et Paris IV – pour approfondir son travail autour du compositeur Hanns Eisler, grâce notamment à l’encadrement d’Olivier Reboul.

Photo : Martin Noda

Marie Soubestre a été destinataire de nombreuses œuvres de jeunes compositeurs (comme Januibe Tejera, Farnaz Modarresi Far, Othman Louati ou encore Adrien Trybucki) et s’est beaucoup consacrée au répertoire du XXè siècle en général (avec des œuvres de Scelsi, Dusapin, Kurtag ou Berio et récemment à la Philharmonie de Paris dans Le Grand Macabre de Ligeti). Ce répertoire a bien sûr ses spécificités, mais les questions auxquelles on doit se confronter sont les mêmes qu’ailleurs : chez Schubert ou Barbara par exemple, qu’elle met à l’honneur dans son duo avec Romain Louveau, mais aussi chez Mozart, Rossini ou Verdi, dont elle a incarné plusieurs rôles (sous les baguettes de Tito Ceccherini, Frédéric Rouillon, Richard Boudarham et de Gregory Moulin). Que l’on soit dans l’exigence de la musique de chambre ou dans l’ampleur du chant avec orchestre, qu’il s’agisse de récitals dans la forme classique d’une chanteuse en robe face à un public, de mises en scènes d’opéra plus élaborées, ou encore de dispositifs parfaitement étonnants (comme par exemple de chanter dix fois de suite l’air d’Elvira des Puritains dans une chambre d’hôtel pour un public de 8 personnes), toutes ces formes exigent la même présence. Présence au sens strict du terme : il s’agit d’être , ici et maintenant. En 2017, Marie Soubestre a l’occasion de travailler avec Jean-François Sivadier, qui porte très haut cette exigence.

La saison prochaine sortira son disque « Marie, weine nicht » consacré à Hanns Eisler et Bertolt Brecht, diffusé par le label Initiale. Elle sera aussi Micaela aux côtés d’Adèle Charvet et sous la direction artistique de Fiona Monbet. Ces apparents grands écarts artistiques sont toujours traversés pour elle de la même problématique : comment, comme interprète, être réellement présent à soi-même et au monde ?